mercredi 4 octobre 2017

J5 | Stavelot - Ferme "Belle Femme" | 4km

Malgré l'humidité folle, j'ai passé une nuit de rêve, 9h d'affilée, comme un bébé (sans les cris).
Un beau soleil réchauffe l'atmosphère lorsque je prends mon café sur un rocher un bord de la rivière qui borde le camping.
Je me dis clairement que la journée ne pouvait pas mieux commencer. Et là, bardaf, c'est l'embardée... En repliant la tente, je fais un mouvement que le bas de mon dos n'a pas apprécié. Il me le fait savoir, puisque je suis maintenant un peu bloqué. Vraiment, à ce moment-là, ça me fait vraiment mais vraiment ch***.
Moi qui ai démarré doucement, et qui ai l'impression d'avoir fait tellement d'efforts justement pour éviter que ce genre d'incident mécanique ne se produise.

Je regagne le centre de Stavelot, péniblement. On est dimanche, la pharmacie est fermée, donc pas de voltaren. Je vais acheter du boudin noir et du saucisson chez l'un des meilleurs bouchers du pays (centre de Stavelot), puis du pain et un ognon à la boulangerie.
Tout ça me remonte le moral!
J'essaye d'accepter le mal, et même d'en remercier le Seigneur (le pouvoir de la louange), mais je n'ai pas facile de le faire.
En plus, ça monte à crever pour sortir de Stavelot...

Le GR passe au milieu d'une ferme. Je remplis ma gourde à la fontaine, après quoi je demande au maître des lieux si l'eau est potable (l'inverse aurait été plus logique). Elle provient des drains qui se trouvent sous ses prairies, et donc bactériologiquement il ne peut pas me le garantir. Au delà de la bactérie, je lui demande quand même si il utilise des pesticides ou autres engrais chimiques... Là dessus il me dit que non, puisque c'est une ferme bio.
Ok, je garde mon eau!
Comme je m'intéresse à son activité, il me propose une petite visite guidée.
Son activité principale, c'est le lait de vache, bio. Ses 50 vaches profitent du luxe des 65 hectares de prairie qui leur sont offerts. Certaines années, il se retrouve même avec du foin en trop, qu'il revend.
Comme il n'utilise pas de produits phytosanitaires ni de fertilisants, son herbe pousse moins vite. En revanche, ses sols sont beaucoup plus aérés et vivants, riches d'une faune abondante (vers de terre, insectes,...).
Le lait qu'il vend peut parfois coûter jusqu'à deux fois plus cher que le lait "classique" de supermarché.
Il me montre ensuite une nouvelle race de bêtes qu'il essaye. Une race plus solide me dit-il (donc moins de frais de véto), et qui peut être exploitée pour la qualité de sa viande également. A titre informatif, les races laitières pures (Holstein par exemple, la vache noir et blanc), achèvent leur cycle de vie sous forme de hachis de boeuf.

Lorsque je me remets en marche, je sais que je ne vais pas aller bien loin, au vu de la situation avec mon dos.
Sur les conseils d'un marcheur que j'ai croisé plus tôt dans la journée, je m'arrête à la prochaine ferme, la ferme Belle Femme, et je demande si je peux planter ma tente dans une des prairies de la propriétaire. Françoise me répond que les prairies sont toutes occupées par des chevaux, et me propose gentiment de m'installer sur l'étendue d'herbe à côté du parking.
Je trouve ça très généreux, et je suis heureux de soulager mon dos du poids du sac. Je prends un anti-infla le soir avant de me coucher, en espérant que ça fasse de l'effet.

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