La nuit fut très froide et humide, et je suis d'ailleurs réveillé par le froid tôt le matin.
Je replie la tente alors qu'il est toujours en train de pleuvoir. Ce n'est pas tant le fait que la tente reste mouillée qui me dérange, mais plutôt que cela représente un poids non négligeable en plus à porter.
Une fois ready, je sonne à la chambre d'hôte afin de remplir mon camel bag en eau. Là dessus, madame m'offre chaleureusement un café, que je refuse dans un premier temps par politesse déplacée, et que j'accepte ensuite. Le fait de rester quelques temps dans un endroit sec et chaud me réchauffe entièrement.
Ce que j'avais deviné de l'extérieur se confirme de l'intérieur: c'est une chambre d'hôte d'un certain standing!
La cuisine est digne de celle d'un chef. Les murs en pierre du pays (ça ressemble à du schiste), la déco vintage, et la musique classique confèrent à ce lieu une atmosphère chaleureuse et apaisante. J'aurais envie d'y lire un livre toute la journée au coin du feu.
Je me sens bien dans cet endroit, et je passe un moment très agréable.
Après deux kilomètres seulement, je pénètre dans les cantons de l'Est, annexés à la Belgique pour rappel en 1919.
Au prochain village et sûr de mon coup, je ne fais pas attention au balisage et suis la route qui me semble être la bonne. Deux kilomètres plus loin je constate avec irritation en reprenant le guide sous mes yeux que je me retrouve dans une direction presque diamétralement opposée à celle du GR. C'est surtout le fait de m'être trompé qui m'énerve.
Je rebrousse donc chemin, ce qui me vaut 4km de détour.
Les averses de pluie nourries n'en finissent pas, et je me demande comment il peut pleuvoir autant dans ce pays.
Le casse-croûte du midi se compose du reste de la baguette d'hier, de la fin du roquefort, et d'un filet de miel de fleurs sur le tout.
A ma grande surprise, le GR passe derrière la piste de Karting "de St-Vith", sur laquelle nous avons déjà (moi, mon père et des amis) participé à plusieurs endurances du temps ou je n'avais pas encore l'âge de tenir un volant dans mes mains sur la voie publique.
Je me sens fatigué, faible, vidé.
J'emploie toute mon énergie à la recherche d'un terrain à bâtir. Je sonne à cette maison en bois à l'orée du bois, pas de réponses. Je m'enfonce donc dans le bois en sachant qu'il n'y a plus d'habitations sur des kilomètres.
Par chance, quelques centaines de mètres plus loin, un chemin forestier venant de la droite vient croiser celui du GR, dessinant dans l'angle supérieur un triangle herbeux qui répond aux critères, ou plutôt à mes critères, de plantage de tente. Bonne soirée et bonne nuit!
Irritation ? Ou plutôt exaspération ? ��
RépondreSupprimerBonne route !
Gauth
Oh irritation... Tu verras je cite l'exaspération plus loin haha
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