samedi 14 octobre 2017

J17 | Grundhof - Echternach | 11,7km

Réveil 7h, départ 8h30 après un bon petit-dej: Dos bananas y un pan multicereal.

Les efforts sont particulièrement coûteux aujourd'hui.

Le décor est par contre magnifique. Le sentier longe des falaises de grès sur plusieurs kilomètres dans les bois. Les falaises sont immenses. Je devrais d'ailleurs les appeler Gorges à en croire les commentaires écrits dans mon guide. De majestueux et manifestement très vieux hêtres ont pris possession des bois. Le lieu a des allures mystiques. Des voies d'escalade ont été ouvertes par endroit sur les parois verticales de grès.
Le site doit avoir une certaine notoriété puisque je rencontre pas mal de monde sur les sentiers.

Je fais la connaissance de deux hollandais quinquagénaires. Ils font une rando de 3 jours dans la région avant de go back to the office dans la foulée. Dans leur jeunesse ils ont fait des trails en Norvège, Suéde, avant tout le matériel nécessaire à une autonomie quasi totale.

Dans la descente vers Echternach je tombe cette fois sur Jeanine et Noelle, deux françaises de la Moselle, quinquagénaires également et qui visiblement passent du bon temps entre amies. Elles sont très avenantes et sympathiques si bien qu'on continue à discuter tout en se rapprochant du centre ville d'Echternach. Echternach est une petite ville, une des plus veilles du Luxembourg paraît-il. Certaines traces de cet âge avancé qui impose le respect sont encore présentes dans le centre, comme l'Abbaye ou bien les ruines d'anciens remparts.
Arrivés en ville, elles me proposent de les accompagner pour aller boire un verre. On s'installe à une terrasse et elles, fidèles à leurs habitudes, prennent un verre de vin blanc. Quant à moi, fidèle à mes origines, je m'engage pour une bière blonde locale, la Battin. Et ben franchement, il mérite d'être goûtée!
On discute de tout et de rien. sans retenue. Elles sont fans de notre pays, de l'accueil général en Belgique, et de l'humour belge. Elles m'apprennent que pendant leur jeunesse elles avaient grande habitude de faire du stop lorsqu'elles voyageaient, pour aller en vacances par exemple. C'était en fait une pratique courante que de faire du stop sac à dos chez les jeunes à l'époque, l'époque hippie comme elles la nomment.

Elles continuent leur route, et je reste à Echternach. L'ambition de mon après-midi est de trouver un PC pour pouvoir publier mes notes etc.
A ces fins je trouve l'Auberge de Jeunesse, qui dispose d'un ordinateur en libre utilisation.
Après être passé par la poste délester quelque matériel, dont des livres déjà lus (j'ai particulièrement aimé Les Dieux Voyages Toujours Incognito, de Laurent Gounel), je passe donc mon aprèm et mon début de soirée au clavier.

L'auberge est soit dit en passant très classe, très moderne. Elle est située au bord du lac, loin de toute agitation.

Je partage ma chambre avec un Grec, la quarantaine, qui exerce en ce moment son métier d’électricien sur un chantier dans la région. On converse en anglais, pas en grec, et j'en apprends un peu sur la Grèce. Il me confie ses impressions sur le Luxenbourg. Il ne dort que quelques heures par nuit, et se lève à 6h.

Le soir je me rends de nouveau dans le centre, à pied forcément, pour aller manger un morceau. Je n'y crois pas mes yeux, la ville est littéralement décédée. On est vendredi soir, et il y a plus de chats dans les rues que de personnes. Par chance je trouve une brasserie sympa, encore ouverte sur le coup de 21h, et qui fait des hamburgers. La Battin à la pression passe toujours aussi bien.

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