Je m'active à 8h45. Je prends mon temps, sans traîner.
Je sors du camping à 10h30. Et oui, le rituel prend un certain temps, surtout ce matin. Le café et le petit-dej (ce matin pain et miel), la petite gym, ranger toutes les affaires dans le sac, sécher la tente, replier la tente, rouvrir le sac afin de placer la tente à sa place en respectant la pratique d'usage qui veille à placer les choses lourdes proches du centre de gravité et le plus près possible du dos. En effet, toute masse m placée à une distance orthogonale d du dos crée un effet de levier proportionnel à d et m qui a tendance à tirer l'axe normalement vertical de la colonne vertébrale en arrière.
En prime ce matin, aller également dépendre le linge encore mouillé qui a tenté de sécher durant la nuit dans la local des sanitaires, et le disposer au mieux sur l'extérieur du sac pour qu'il ait l'occasion de sécher davantage pendant la journée.
Trois grosse ascensions aujourd'hui, la dernière m'élevant de 260m à 500m sur le sommet terrassé d'un des versants de la vallée de l'Our. D'en haut, j'ai une très belle vue sur les nombreux méandres empruntés par la rivière, ainsi que sur le caractère en V de la vallée. En voyant cela, j'imagine que c'est l'oeuvre d'un immense glacier, qui a creusé a lieu seul la terre et la roche. Et en effet, je rigole quelques centaines de mètres plus haut en lisant ce panneau d'affichage qui explique avec plus de précisions que la forme particulière de cette vallée est l'héritage laissé derrière elles d'ères glacières précédentes, il y a très très très longtemps!
On aperçoit aussi beaucoup d'éoliennes coiffant les sommets alentours, et mettant à profit la généreuse force du vent.
Après avoir tenté d'obtenir de la nourriture pour mon souper à deux reprises, me voici dans le petit village de Wahlhausen.
Je sonne à la première habitation sur la droite, qui se trouve être une ferme. J'obtiens généreusement une pomme une banane (Mhmm vitamines!), et le feu vert pour élire domicile le temps d'une nuit sur une parcelle herbeuse 30m plus loin.
On m'informe également qu'il y a un restaurant au centre du village. J'y vais en repérage.Au début l'idée ne me plaisait pas trop, et puis je me suis souvenu que le but de mon voyage n'est pas de cherche le moindre coût, à tout prix si j'ose dire.
Le restaurant me plaît directement. Ambiance boisée et feutrée, d'un style ancien. Des colombages décorent les murs et le feu de bois, qui chauffe toute la piéce, est joliment encadré de grosse pierres de taille.
J'y mangerai le soir une soupe aux tomates et un excellent Hamburger de Cerf Maison.
C'est le deuxième jour d'affilée que je me rapproche de Compostelle. En effet, le chemin de St-Jacques rejoint le GR5 à la frontière belgo-luxembourgeoise. Quelle ne fût pas mon émotion lorsque je vis la coquille pour la première fois à la frontière!
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