vendredi 3 novembre 2017

J35 ¦ Ailrolo - Calpiogna ¦ 21km ; ~900m+ ; ~900m-

J'ai passé la nuit à 1250m d'altitude environ.
Il a bien gelé pendant la nuit, aux alentours de -5°, ET il a fait sec! Et grâce à cette dernière donnée très importante, je n'ai pas eu froid pendant la nuit, et j'ai même très bien dormi.

Le soleil rouge se lève sur les sommets. C'est très joli.

Je passe par l'office du tourisme acheter une carte topographique et récolter quelques renseignements très utiles. Notamment je demande à mon interlocutrice qu'elle m'imprime le profil en long de ce qu'il reste du Trans Swiss Trail (càd un peu plus loin que Lugano). Le graphique de l'altitude en fonction de la distance est en effet crucial pour que je puisse anticiper les difficultés, et estimer aussi à quelle altitude je vais bien pouvoir installer la toile en fin de journée.
La jeune femme me demande si le passage Gottardo vaut la peine car elle a l'intention de le faire prochainement.
Elle m'a beaucoup aidé et je la remercie sincèrement.

Pas besoin de long discours pour décrire cette journée de marche. Les températures sont idéales, le ciel est bleu azur, et le décor merveilleux.
Il me manque juste quelqu'un avec qui partager ces moments d'émerveillement.
La conclusion, et elle revient souvent finalement, ça reste celle-ci: Happiness only real when shared.

Le soleil chauffe les immenses forêts de pins que je traverse, réveillant des odeurs qui me font penser à la Provence. Intéressant.

Le chemin est un chemin à flanc de montagne aujourd'hui.
Au terme de ma marche, je me trouve plus ou moins à la même altitude qu'au départ.
Cependant, le profil est en dent de scie: Les descentes succèdent presque immédiatement aux montées et vice versa. Sur base du papier, j'estime à environ 900 mètres le D+ sur la journée.

A la tombée de la nuit, le sentier débouche au milieu d'une petite praire, plate, à l'entrée du village de Calpiogna, village près duquel je comptais justement passer la nuit.
Je n'aurais pas pu rêver mieux comme emplacement.

Au cours de la soirée, j'entends que ça bouge beaucoup des les feuilles mortes qui recouvrent les bois en amont et en aval de la prairie.
Soudain, j'entends un animal qui s'approche étonnamment près de ma position. Je suis étonné que ma présence (odeur, bruit, vibrations) ne l'ait pas encore amené à prendre la fuite. Je relève doucement la tirette, je sors la tête, et au moment où j'allume ma frontale, je crois reconnaître une biche à 10 mètres qui détale illico vers le bois.
Il y a beaucoup de gibier dans cette région, comme j'aurai l'occasion de le remarquer le lendemain également :)

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