On observe aussi l'état des voitures:Grosses voitures, luxure apparente, même les marques françaises sont des modèles les plus récents. "Ça change hein"
Cela me rappelle une réflexion que je me faisais la veille en marchant dans la ville, observant les conducteurs, les uns semblant plus pressés que les autres. Vers quoi court-on finalement au quotidien? Quel est le train à prendre. Peut-être que certains poursuivent un idéal, une image, une reconnaissance, qui semblent inaccessibles. D'autres peut-être qui sait, suivent leur rêve et dès lors vivent leur Légende Personnelle.
La veille au soir, alors que la camionnette avance au milieu de la vaste plaine qui mène à Mulhouse, on aperçoit la silhouette lointaine des Alpes. Ma foi, le premier contact est établi!
Il y a quelque chose d'excitant dans cette nouvelle aventure. Ce trajet en voiture est véritablement un trait d'union entre deux chapitres. Derrière moi: la Belgique, le Luxembourg, l'échauffement et dans un sens une certaine zone de confort. Devant moi: la montagne, sa beauté, sa force infinie et son hostilité, et un nouveau type de marché et d'aventure qui m'est encore inconnu.
En sortant de l'hôtel ce matin, je passe par une pharmacie pour peser mon sac. Il pèse 19,5kg, et moi 76,5. J'en pesais 80 au départ.
Assis contre le mur extérieur de la pharmacie, Georges propose de cirer les chaussures des passants. Il est roumain et parle un tout petit peu de français. Il me dit que c'est mieux que de seulement tendre la main pour de l'argent. Je suis 100% d'accord avec lui et l'encourage vivement dans son entreprise. Il a déjà eu 10 clients ce matin, chacun donnant entre un et deux euros. Il envoie de l'argent à sa famille en Roumanie.
En fait, j'étais d'abord passé à côté de lui en lui souhaitant simplement "bonne journée! ". Sur quoi il m'a répondu avec enthousiasme "Merci, bonne journée!". Et au fur et à mesure que je m'éloignais, j'avais cette voix à l'intérieur qui me disait de faire demi tour. Ce qui m'a permis de faire sa connaissance.
Je me dirige vers Bâle à pied, sans guide cette fois. Il y a environ 35km, je le fais en deux étapes.
Je ne suis pas fan de cette région.
Je me perds deux fois dans des bois. La première fois je décide de franchir les barbelés qui manifestement entourent tout le bois, pour me retrouver sur ce qui ressemble à un chemin d'herbe qui longe la voie ferrée. La deuxième fois,je m'aventure en mode tout droit et j'arrive dans une zone marequageuse. Ne parvenant pas à retomber sur un chemin et la nuit tombant, je décide de rebrousser chemin, ce qui me coûte un temps considérable.
J'arrive in fine sur la rive gauche du Rhin grâce à la boussole vers 21h, où je pose ma tente sur une zone herbeuse en toute confiance. J'ai commencé ma marche tard aujourd'hui, vers 13h, et je termine tard aussi.
Bonne nuit!
La veille au soir, alors que la camionnette avance au milieu de la vaste plaine qui mène à Mulhouse, on aperçoit la silhouette lointaine des Alpes. Ma foi, le premier contact est établi!
Il y a quelque chose d'excitant dans cette nouvelle aventure. Ce trajet en voiture est véritablement un trait d'union entre deux chapitres. Derrière moi: la Belgique, le Luxembourg, l'échauffement et dans un sens une certaine zone de confort. Devant moi: la montagne, sa beauté, sa force infinie et son hostilité, et un nouveau type de marché et d'aventure qui m'est encore inconnu.
En sortant de l'hôtel ce matin, je passe par une pharmacie pour peser mon sac. Il pèse 19,5kg, et moi 76,5. J'en pesais 80 au départ.
Assis contre le mur extérieur de la pharmacie, Georges propose de cirer les chaussures des passants. Il est roumain et parle un tout petit peu de français. Il me dit que c'est mieux que de seulement tendre la main pour de l'argent. Je suis 100% d'accord avec lui et l'encourage vivement dans son entreprise. Il a déjà eu 10 clients ce matin, chacun donnant entre un et deux euros. Il envoie de l'argent à sa famille en Roumanie.
En fait, j'étais d'abord passé à côté de lui en lui souhaitant simplement "bonne journée! ". Sur quoi il m'a répondu avec enthousiasme "Merci, bonne journée!". Et au fur et à mesure que je m'éloignais, j'avais cette voix à l'intérieur qui me disait de faire demi tour. Ce qui m'a permis de faire sa connaissance.
Je me dirige vers Bâle à pied, sans guide cette fois. Il y a environ 35km, je le fais en deux étapes.
Je ne suis pas fan de cette région.
Je me perds deux fois dans des bois. La première fois je décide de franchir les barbelés qui manifestement entourent tout le bois, pour me retrouver sur ce qui ressemble à un chemin d'herbe qui longe la voie ferrée. La deuxième fois,je m'aventure en mode tout droit et j'arrive dans une zone marequageuse. Ne parvenant pas à retomber sur un chemin et la nuit tombant, je décide de rebrousser chemin, ce qui me coûte un temps considérable.
J'arrive in fine sur la rive gauche du Rhin grâce à la boussole vers 21h, où je pose ma tente sur une zone herbeuse en toute confiance. J'ai commencé ma marche tard aujourd'hui, vers 13h, et je termine tard aussi.
Bonne nuit!
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